Evolution de la consommation alimentaire et de l'état nutritionnel des populations urbaines au Vietnam au cours des vingt dernières années

Cet article examine les changements de la consommation alimentaire et de l'état nutritionnel des populations urbaines au Vietnam. La comparaison porte sur deux périodes, avant et après l'adoption de la politique de libéralisation de l'économie vietnamienne (Doi moi), à la fin des années 1980. Il apparaît qu'avant le Doi moi, les urbains avaient, comme les ruraux, un régime alimentaire pauvre en énergie. L'alimentation des citadins était cependant plus diversifiée que celle des ruraux, accordant plus de place aux produits d'origine animale et moins au riz. Après le Doi moi, ces tendances se sont confirmées et la consommation de sucre, de blé, et de produits transformés s'est développée au détriment de la consommation de tubercules. Cette période est également marquée par une plus grande disponibilité des aliments, désormais en vente libre, et surtout par le développement de la consommation de rue en milieu urbain. L'état nutritionnel des populations s'améliore globalement tandis qu'apparaissent en ville des problèmes de surpoids dans certaines catégories sociales. La plupart des enquêtes montrent cependant une faible augmentation de la valeur énergétique des rations des urbains, mais elles n'appréhendent pas correctement jusqu'ici la consommation hors domicile. Ces évolutions posent de nouvelles questions tant en termes méthodologiques (évaluation de la consommation hors domicile) que de santé publique (augmentation possible à l'avenir des maladies chroniques liées à l'alimentation).

Saved in:
Bibliographic Details
Main Authors: La Danh Tuyen, Le Bach Mai, Figuié, Muriel, Bricas, Nicolas, Maire, Bernard, Dop, Marie-Claude, Nguyen Dinh Chung, Nguyen Cong Khan
Format: article biblioteca
Language:fre
Subjects:E73 - Économie de la consommation, S01 - Nutrition humaine - Considérations générales, S30 - Régimes alimentaires et maladies nutritionnelles, consommation alimentaire, état nutritionnel, population urbaine, enquête auprès des consommateurs, valeur nutritive, produit alimentaire, zone rurale, marketing, http://aims.fao.org/aos/agrovoc/c_3016, http://aims.fao.org/aos/agrovoc/c_24877, http://aims.fao.org/aos/agrovoc/c_8086, http://aims.fao.org/aos/agrovoc/c_28656, http://aims.fao.org/aos/agrovoc/c_5278, http://aims.fao.org/aos/agrovoc/c_3032, http://aims.fao.org/aos/agrovoc/c_6699, http://aims.fao.org/aos/agrovoc/c_4620, http://aims.fao.org/aos/agrovoc/c_8227,
Online Access:http://agritrop.cirad.fr/519697/
http://agritrop.cirad.fr/519697/1/519697.pdf
Tags: Add Tag
No Tags, Be the first to tag this record!
Description
Summary:Cet article examine les changements de la consommation alimentaire et de l'état nutritionnel des populations urbaines au Vietnam. La comparaison porte sur deux périodes, avant et après l'adoption de la politique de libéralisation de l'économie vietnamienne (Doi moi), à la fin des années 1980. Il apparaît qu'avant le Doi moi, les urbains avaient, comme les ruraux, un régime alimentaire pauvre en énergie. L'alimentation des citadins était cependant plus diversifiée que celle des ruraux, accordant plus de place aux produits d'origine animale et moins au riz. Après le Doi moi, ces tendances se sont confirmées et la consommation de sucre, de blé, et de produits transformés s'est développée au détriment de la consommation de tubercules. Cette période est également marquée par une plus grande disponibilité des aliments, désormais en vente libre, et surtout par le développement de la consommation de rue en milieu urbain. L'état nutritionnel des populations s'améliore globalement tandis qu'apparaissent en ville des problèmes de surpoids dans certaines catégories sociales. La plupart des enquêtes montrent cependant une faible augmentation de la valeur énergétique des rations des urbains, mais elles n'appréhendent pas correctement jusqu'ici la consommation hors domicile. Ces évolutions posent de nouvelles questions tant en termes méthodologiques (évaluation de la consommation hors domicile) que de santé publique (augmentation possible à l'avenir des maladies chroniques liées à l'alimentation).